Publié dans conscience | Tags : anarchie, autonome, Bernard Werber, démocratie, despotisme, exploité, exploiteur, hiérarchie, monarchie, politique, rats, république, souffre-douleur
Hiérarchie chez les rats
Réponses
Salut Éric,
D’abord, pour la forme, bravo pour ta nouvelle demeure.
Très intéressant ces expériences avec les rats. Il m’appert évident que nous sommes assujetis au même phénomène, en tant qu’espèce.
Pas facile de trouver des exemples concrets visant l’humain. Mais bon, on est quand même, chacun de nous et à titre de membres de l’espèce, capables de trouver des exemples d’organisations qui dépeignent une telle réalité. Dès la petite école, lorsqu’on apprend à travailler en groupe, des patrons organisationnels se dessinent, tels que :
- les plus réservés, ou moins confiants du groupe, se la ferment et attendent qu’on leur attribut un rôle;
- à l’inverse, ceux qui ont confiance en leurs moyens vont rapidement s’imposer comme leaders, d’abord en s’occupant de la compétition visant leur position, s’il y a lieu, pour ensuite s’affirmer dans leur rôle de meneurs en attribuant les rôles des subordonnés, ainsi que la structure à suivre pour le groupe;
- il y a aussi les exploités, dans ce cas, souvent représentés par les plus insécures et talentueux membres du groupe (à la petite école, c’était normalement les filles, douées en académie, mais peu enclines à s’adonner à des luttes de pouvoir);
- le dernier des types, l’autonome, est plus difficile à identifier dans cet exemple de cas car il n’est pas facile de faire bande à part dans une structure renforçée par un tuteur.
On peut certainement faire la même analyse de pleins d’autres exemples du phénomène au fil de nos vies. Une structure similaire s’impose dans beaucoup de cas, pour ne pas dire, dans l’ensemble des cas.
Avoir içi l’input d’antropologues serait pour le moins intéressant et pertinent.
By: françois on 9 janvier, 2008
at 10:36
Étant, actuellement, propriétaire de deux rats et fasciné par eux, je peux vous dire qu’ils ont un comportement sociale semblable aux humains. J’ai fait, moi-même, des test sur leur comportements. Lorsque je leur donne amplement de nourriture, une hiérarchie s’installe. Une dominant et un dominé. Toutefois, lorsque je les laissent jeûné une journée sur trois, cette hiérarchie se brise et une hiérarchie d’entraide s’installe. Je ne sais pas si c’est un hasard, mais il semble que les rats noirs soient plus dominateur que les rats de couleurs. Ils sont, aussi, plus protecteurs, à l’exception d’un rat beige qui se faisait un plaisir de se battre avec les chats.
Autre fait fasciannt, ils semblent être apte àvaincre leur instinct de base et coopérer avec d’autre espèce. La preuve, j’ai cessé, pendant 2 semaines, de nourri mon chat. Je mettais sa nourriture dans la cage des rats. Étonnament, les rats triaire leur nourriture avec celle du chat et le nourrissait lorsque qu’il s’aprochait de la cage. Il l’ont aussi défendu (Rasta, le chef, est assez fort pour ouvrir la cage) lorsque le chat du voisin entra dans la maison à mon insu. Ce fût un carnage et, bizarrement, seul le chat du voisin fût blessé (il n’entra plus dans la maison) et les rats retournèrent dans leur cage sans demandé leur reste.
Ce sont vraiment des créature fascinantes qui nous ressemblent plus que l’ont pensent.
By: Félix on 10 janvier, 2008
at 12:48
Intéressant. Donc une hiérarchie est nécessaire pour la survie de tout groupe. J’ose espérer être dans la catégorie des autonomes. Mais si tout le monde est autonome à quoi bon une hiérarchie?
By: gaétan on 10 janvier, 2008
at 1:35
Il me reste encore un peu de recherche à faire, mais je m’amuse à chercher à voir si les proportions décrites ci-haut s’appliquaient à l’homme.
Ça commence bien. Pour ceux qui se rappellent, dans mon essai sur la pauvreté, je vous parlais du fait que la classe dirigeante s’assure en tout temps du maintien d’un 15% de sans-emplois en tout “temps.
15%= approx. 1 sur 6
On tient notre souffre-douleur (chômeurs, retraités, assistés sociaux, itinérants). Comme de fait, dans notre société, ce sont eux qui “ramassent les miettes” et sur qui le reste de la société pose un regard méprisant parce qu’ils ne “produisent” aucune richesse.
Partant de ce premier groupe, en reprenant les proportions trouvées chez les rats, on pourrait s’attendre à
30% d’exploités (classe ouvrière, classe moyenne inférieure)
30% d’exploiteurs (cadres, administrateurs et gestionnaires, hauts salariés)
15% d’autonomes (travailleurs autonomes, criminels, travailleurs au noir, etc.)
Ça va me demander plus de recherches, mais je n’ai pas de problème à imaginer que ça puisse correspondre.
Une chose est sûre. Depuis plusieurs années, le taux d’abstention aux élections tourne autour du 30%, dans lequel on retrouve majoritairement des “exclus” et/ou les “rebelles” (il a déjà été établi que les pauvres et les bums ne votaient pas). Ce sont donc les exploités et les exploiteurs qui élisent les gouvernements.
Le portrait se précise.
à suivre…
By: ebondo on 10 janvier, 2008
at 6:02
J’ai parlé de toi sur mon blogue, mais j’ai oublié de venir ici te féliciter pour le saut dans ton nouvel environnement, voilà, c’est fait!
Quelques trucs à regarder : est-ce que tu vas éliminer ton ancien blogue? Je te conseille de le garder (pour ton compte Blogger - pour bénéficier de l’opportunité de t’abonner aux discussions des blogues de Blogger) et de rediriger ton ancienne adresse vers ta nouvelle (dans Blogger, va dans Paramètres, Publication, Basculer vers : Domaine personnalisé, Basculer vers les paramètres avancés, et finalement entre ton adresse WordPress. Mais si tu décides de faire ça, assure-toi de changer tes hyperliens dans tes billets qui pointent vers tes propres textes pour les nouveaux.
Moi j’ai tout fait ça : ça m’a pris deux jours…
Pour ce qui est de la question des rats et de la hiérarchie, ce que j’en retiens, c’est que nous sommes encore trop des animaux… sous notre jour de bête pensante! L’humanité devrait viser plus haut qu’un compromis entre la superstition et l’appât du bien-être vidé de sa substance.
By: renartleveille on 10 janvier, 2008
at 1:06
Moi, ce que j’en retiens, c’est que peu importe ce que l’on vise, le système de hiérarchie “étalon” va toujours se reproduire.
En fait, même si nous avons l’impression d’être dotés du libre-arbitre, il existe (du moins c’est ce qu’on peut constater de par l’expérience humaine) une certaine forme de destinée prédéterminée dont les médiums (c’est à dire nous, les humains) se modulent dépendamment du besoin.
Ainsi, par exemple, les différentes révolutions, vouées à instaurer un nouveau type de société, nous ramènent toujours au même système hiérarchique.
Maintenant, quand je vois Harper monter dans les sondages, malgré l’évidente “pourriture” de son gouvernement, tout devient plus clair. Il incarne mieux le modèle étalon que les autres. Ne reste qu’à savoir, comme je posais la question à la fin du billet, où je veux me situer dans ce grand dessein, si le choix existe.
Il est toutefois possible que, lorsqu’on fait le choix de se positionner ailleurs (par exemple un exploité qui deviendrait un exploiteur), qu’un exploiteur tombe et devienne un exploité pour équilibrer la machine.
Au moins, loin de moi l’idée de forcer un quelconque changement social, parce que si une chose est sûre, demandez aux historiens, lorsqu’on regarde l’histoire dans sa totalité, c’est toujours le même patron qui se répète.
Un autre monde est-il possible? L’entière totalité de la preuve dit que non.
By: ebondo on 11 janvier, 2008
at 12:27
Hello ,
Et puis il y a aussi l’autonome qui partage avec un souffre-douleurs… Mais bien vite ce souffre-douleurs pense qu’il a un pouvoir sur cet autonome jusqu’à ce que l’autonome réalisise qu’il est devenu plus “bièce” que bon et rend au sauffre-douleur ce qu’il est …
By: hercule on 14 janvier, 2008
at 11:40
Intéressant cette expérience.
J’aimerais mettre en parallèle les sociétés fourmilières. Il y a une reine (l’exploiteur), les guerrières (ses lieutenants), les ouvrières (les exploités finalement qui font tout le sale boulot) et les esclaves (les souffre-douleurs qui ramassent les miettes). Pour ce qui est de l’autonome, je n’ai pas trouvé de comparaison.
Encore là, le même schème semble se répéter.
By: Jimmy St-Gelais on 18 mars, 2008
at 12:20
On parlait aussi de ce genre de hiérarchie chez les pigeons au “Code Chastenay”, la semaine dernière.
By: ebondo on 18 mars, 2008
at 9:24
Je voudrais ajouter :
Différemment des fourmis, la société humaine est composée d’êtres autonomes au lieu de pantins programmés.
L’être humain a créé des sociétés complexes, particulièrement le capitalisme, qui sont dynamiques en transformant les rapports sociaux de production et en suscitant une concentration des richesses qui augmente progressivement le nombre d’exploités par rapport aux exploiteurs. Cela peut mener à une instabilité sociale et possiblement à une redéfinition des rapports sociaux… jusqu’à la prochaine crise…
Je me demande si des fourmis ouvrières peuvent se révolter contre leur reine? Il me semble que oui. On a déjà vu des fourmis quittées une reine pour se mettre au service d’une autre….
By: Jimmy St-Gelais on 19 mars, 2008
at 11:52
