Je viens de terminer la lecture du dernier billet de Renart . Il y parle, entre autres, d’un mec qui prêche en gros que la croissance économique fait augmenter l’espérance de vie et que c’est une bonne chose. Et la discussion commence… Tout le monde semble savoir quelque chose que j’ignore. Après de longues années d’un côté de la clôture, en ce qui concerne l’environnement, je suis revenu au neutre (ding! équilibriste niveau 1).
Ce qui est merveilleux dans le monde déchéant de la raison, c’est qu’à moins d’être le témoin direct des évènements, tout se vaut. Ce n’est pas parce qu’un groupe crie plus fort que l’autre, ou parce qu’une chose convient mieux à notre style de pensée, que cette chose est vraie. Même, je dirais que plus le cri est fort, plus on a de chances de se planter en l’écoutant. La vérité ne crie pas pour gagner, elle chuchote à qui veut l’entendre… qu’il n’existe pas de vérité. Que des points de vue.
On aura beau dire ce qu’on veut, seules les machines sont objectives. Et elles ne font pas les recherches, ne nous informent pas. Elles nous offrent simplement les résultats de calculs qu’on leur demande. Le reste est biaisé par l’humain, toujours sujet à des besoins qu’il doit combler par le fruit de son travail, c’est à dire dans l’intérêt de celui qui paie.
Si la théorie du réchauffement causé par l’homme est si présente partout, c’est assurément parce que ça profite (financièrement et politiquement) à plein de gens. Autrement, ne vous imaginez surtout pas qu’on en parlerait autant. Cette théorie fait exactement suite à l’imposition du “développement durable” en lieu et place de “préservation/protection de l’environnement”.
Une chose est sûre. Imaginez, par exemple que les théoriciens de la glaciation prochaine aient raison, et que, par le plus grand des hasards (!!!), l’effet de serre que l’on est en train de créer nous protégerait d’une éventuelle ère glacière qui rayerait presque la totalité des habitants du sud. Une énième fois dans notre histoire, on aurait l’air d’une bande d’idiots.
Ceci dit, je ne suis ni d’un côté ni de l’autre. Alors j’ai préparé crème solaire et costume de bain dans une boîte, et mon linge d’hiver dans l’autre. Parce qu’on ne sait pas. Certains pensent et disent qu’ils savent, tout en rejettant du revers de la main et même avec violence l’argument des autres. Mais qui peut vraiment dire qu’il sait?
Plus moi.
Ce qui n’empêche en rien le fait que je limite ma consommation au minimum, que je n’aie toujours pas mon permis de conduire, que je considère la nature comme notre plus grande richesse et que j’essaie de mettre en pratique ce respect infini au quotidien. Mais je crois une chose: peu importe les scénarios climatiques, ce n’est pas la terre mais bien la majorité d’entre nous qui ne survivraient pas à des changements radicaux. On ne peut donc rien prendre à la légère, et surtout, rien balayer du revers de la main.
À moins de seulement vouloir avoir raison.

Je trouve assez incroyable la distorsion que tu fais pour arriver à parler de l’environnement de cette façon à partir de mon texte.
Mon but était de démonter la thèse enfantine de ce crétin, pas de dire si oui ou sinon les GES vont refroidir le température.
T’inquiètes, je sais bien que les opinions sont les opinions, mais on parle quand même de la réalité des systèmes économiques et des répercussions sur nos vies.
Par renartleveille le 14 janvier, 2008
à 1:35
Ouain, j’ai pensé après écriture que ça pourrait faire croire que c’était une critique à ton égard. Ce qui n’était pas le cas. Comme tu vois, je ne link pas l’autre gars pour lui faire de la pub.
Simplement qu’en lisant ton texte, puis ce que l’autre dude écrit, puis les commentaires, que je me suis rendu compte à quel point parfois sur les blogues on assiste à du sens unique de toutes part. On parle mais on ne se parle pas.
Ce que je voulais exprimer, c’est qu’il y a de la place pour n’importe quoi en matière d’environnement. Même des conneries enfantines doivent être à tout le moins entendues, sans être jugées, parce qu’il existe une petite chance qu’elles soient vraies.
Il y a une petite différence entre dire “Ta gueule connard! Tu dérapes!”, et “Ouais, si tu le dis…”.
Ces lectures m’ont inspiré une réflexion plus générale sur l’orientation des positions environnementales et l’imposition d’un nouveau dogme, parfois plus subtil qu’on pourrait le croire.
Il en est de même pour les systèmes économiques et leur répercussions dans nos vies. En ce qui me concerne, je ne sais plus rien, je me contente le plus possible d’observer et de suivre mon intuition. ET de laisser la nature, dont nous ne sommes que de purs produits (même si on voudrait se croire supérieurs en pensant qu’on y est pour quelque chose), faire son travail. Si la Nature, par l’intermédiaire de la “nature humaine”, nous pousse à la destruction, ce n’est sûrement pas pour rien. Car il n’y a que l’Homme qui pense que certaines choses n’existent pour rien. Ce n’est pas le cas de la Nature.
Pour moi, définitivement, la raison est morte et enterrée, parce qu’elle est désuète. C’est de son mécanisme que je voulais parler. De son mécanisme poussant constamment à la confrontation.
C’est plus la confrontation des argumentaires (et je peux comprendre que ça te surprenne, venant de ma part) que je trouve maintenant inutile et qui mène à rien. Ce qui ne veut pas dire que j’aie raison sur ce point.
Simplement, encore une fois, que pour moi, maintenant, tous les points de vue se valent. C’était là l’essence de mon billet.
Par ebondo le 14 janvier, 2008
à 8:03
Ok, je comprends.
Mais pour ma part, j’essaye d’arrêter de parler de réchauffement pour plutôt parler de salissage de notre environnement. Alors, la thèse qui dit que ce n’est pas l’humain qui participe au réchauffement me passe six pieds par-dessus la tête, car je m’en fous objectivement : je ne fais que constater que l’économie participe à salir et à faire en sorte que ça pue. Nettoyons et changeons nos habitudes!
Par renartleveille le 14 janvier, 2008
à 10:19