Publié par : ebondo | 7 avril, 2008

La correction…

Pat Lagacé, qui en a mis,remis, beurré, et re-beurré épais sur l’affaire Paul Watson et les chasseurs de phoques (avec une étrange obsession d’ailleurs), se fait carrément corriger par une militante à qui il a accordé un droit de réplique dans sa chronique.

Je lève mon chapeau à Valérie Fortin pour la réplique, et à Patrick Lagacé pour l’humilité et l’honnêteté qu’il me démontre en osant prêter sa page à une très fine plume qui lui rentre dans les dents avec une efficacité devant laquelle je ne peux que m’incliner humblement.

C’est ici.


Réponses

  1. Je lève aussi mon chapeau à cette intervention très bien articulée.

    Malheureusement on va s’attaquer à la messagère plutôt que de répondre à ses arguments.

    nimzo

  2. J’ai essayé de terminer le texte mais j’ai pas réussi à finir…

    Trop hystérique à mon goût, et je sais que le terme “hystérique” peut être mal perçu mais il est juste pour décrire ce que je pense.

    Moi, personnellement, ça me plairait bien qu’il n’y ait plus de chasse, ni rien, mais on peut facilement plaquer ses arguments sur tous les problèmes de la Terre, name it! Le carnage est plus étendu qu’on le croit…

  3. Pas réussi à finir? J’avoue que c’était long, mais tu me surprends.

    Hystérique?!? Bahhh. T’es peut-être trop sensible, mais non, je ne suis pas du tout d’accord. Por moi, ç’était un texte écrit finement, juste assez rentre-dedans pour bien faire la job, mais pas déplacé. Et, à condition de l’avoir lu au complet, son argumentaire remet énormément d’idées reçues quant à la chasse au phoque, et de belle façon.

    Elle a bien mérité sa pleine page, quant à moi.

    Moi, dans le fond, j’aimerais qu’un jour les humains retrouvent une époque où on faisait les “sales jobs” soi-même, ce qui nous conscientiserait à notre propre mal-consommation en étant témoin de comment les choses se font en réalité.

    Mais bon, je rêvais plutôt de voir un(e) journaliste en dérape se faire remettre à sa place, et j’ai été exaucé.

  4. Christ que c’était long!!!
    Au point où elle en perd beaucoup de crédibilité.
    Son déblatérage sur l’industrie concernée et les valeurs humanistes et animalistes, il m’impressionne peu. Elle se met, elle comme nous tous, la tête dans le sable pour bien des aspects de la nature humaine. Elle est juste assez cultivée dans la linguistique pour bien dorer son côté de médaille.

    J’ai certainement aimé les jabs et autres crochets envoyés vers ce grossier Patrick, par contre. Souvent un délice.

    Mais, pour ce qui est des “phoqueries” et des “humaineries”, je vois tout cela comme des modes. Les articles faits à partir de la peau de ces bestioles sont encore à la mode (semble-t-il) et c’est la raison pour laquelle il y a encore de la demande pour ce massacre.
    Se considérer l’égal, à titre d’humain, de toute autre être vivant sur la planète est aussi une mode. Ça parait bien dans les discussions sophistiqués de certains cercles modernistes, mais globalement, y’a pas beaucoup de gens qui passent des paroles aux actes.

    Mon appréciation de Valérie : “belle parleuse, p’tite feseuse”.

  5. C’est la forme qui m’a fait décrocher, les interminables formulations synonymes pour répéter le même message : moi je trouve que c’est prendre le lecteur pour un con!

  6. Renart,

    À lire les 100 premiers commentaires au sujet du texte sur le blogue de Lagacé, tes deux derniers mots prennent tout leur sens en ce qui concerne les lecteurs du dit blogue(ou à tout le moins ceux qui s’expriment). Quant au style, si on fait fi de la longueur (on est plus en 2è année là, 2 pages à simple interligne c’est pas la fin du monde), elle avait à répondre à une semaine de Animaliste-bashing. Le faire en trois paragraphes aurait été impossible.

    François
    Pour un gars qui se tape des 500 minutes de vidéo-amateur qui font exactement la même chose qu’elle avec un sujet plus dans tes cordes, ainsi que le site de James Mcanney, site douloureux pour mes yeux et mon esprit, aux textes longs et écrits en jaune sur fond bleu sur des kilomètres de la même page web, il eut été plus pertinent de dire que le sujet t’ennuyait.

    En tout cas, aux dires de quelqu’un qui gagne sa vie par l’écriture et la correction d’auteurs, et à mon humble avis d’amoureux de la langue, c’était un texte foutument bien ficelé. Et pour ce que ça vaut, je vous mets au défi de pondre une telle réplique à qui vous voudrez.

    Je suis même prêt à jouer le jeu, me reste qu’à trouver le sujet, hehe.

    Tiens tiens, je vais aller lire Martineau, ça devrait m’inspirer.

  7. Je ne comprends pas pourquoi c’est devenu personnel, là..?

    “… 500 minutes de vidéo-amateur qui font exactement la même chose qu’elle avec un sujet plus dans tes cordes, …”

    La Valérie dont je croyais qu’on parlait, elle ne m’apprend rien, dans son texte. C’est du “whining” en bonne et due forme.
    Les 500 minutes de vidéos, elles m’auront permis de découvrir plus de matériel à investiguer dans ma quête de vérités. Je croyais, après nos discussions sur ce sujet, que tu voyais cela comme moi. Je ne m’attendais certainement pas à ce que tu utilise cela pour me “gifler” d’une façon si gratuite.

    Pour James McCanney, si tu prenais la peine de le lire plus avant qu’une ou deux phrases, tu apprendrais des choses vérifiables avec un peu de recherche, là aussi. Il est tout ce qu’il y a de plus solide comme scientifique. MAIS, ÇA N’EST PAS UN LINGUISTE, ÇA C’EST SÛR.

    Si t’as envie de te masturber devant les tournures de phrases de Valérie, t’as le droit. Mais, sois honnête en l’annonçant et laisse les phoques sur leur banquise.

  8. François,

    je ne comprends pas non plus ta réaction puisque, en riant, j’avais déjà énoncé au téléphone mon intention de te “rentrer dedans” pour le simple plaisir de débattre.

    Je ne crois pas que tu soies un spécialiste des phoques, pas écrit comme ça en tout cas. Je ne trouve pas non plus qu’elle a écrit un texte de plaignarde. Alors la seule hypothèse qu’il me restait pour te taquiner, c’était un manque d’intérêt envers le sujet, ou plutôt une superbe contradiction sur la question du format.

    Surtout que, comme je le dis dans un commentaire précédant, peu importe le sujet, je rêvais de voir un de ces chroniqueurs de média de masse à tendance poubelle se faire corriger.

    Ce ne sont pas tes intérêts que je critiquais, mais le fait que tu critiques un format dans lequel tu prends ton pied d’habitude.

    Rappelle toi tes propres mots : “Christ que c’est long!”

    Me semble que ça avait été ma première réaction au site de Mcanney.

    Voilà, rien de trop sérieux.

    Puisque ma blonde et moi avons adoré le texte, pour ce qui est de faire quelque chose devant les tournures de phrases de Valérie (comme le film), on va faire ça à deux.

    ;)

  9. Eric,

    wooo les moteurs! ;)

    Tu remarqueras que je parle du style et si j’ai décroché, j’ai décroché, c’est tout! Ton commentaire n’est pas du tout en lien avec ce que j’ai écrit dans mon dernier commentaire : je n’ai aucunement parlé de fond, mais bien de forme. Il y a plein de ses arguments qui m’ont beaucoup parlé, mais j’ai décroché quand j’ai commencé à trouver ça redondant.

    En partant, je ne suis pas vendu ni aux animalistes, ni aux autres, la preuve : un de mes derniers textes argumente dans le sens de dénigrer la prétention des humains à être supérieur aux animaux, parce que les premiers auraient la raison et une âme…

    Et je lis ton commentaire à François, et je trouve que tu mélanges les choses. Est-ce que le fait que le texte est « bien ficelé » devrait automatiquement faire en sorte de rendre le message clair, net et précis? Des fois trop c’est comme pas assez…

  10. Sais tu ce que ça veut dire, un texte bien ficelé? Ça veut dire qu’il tape bien fort sur les bons clous et qu’il se lit fluidement. Donc, oui, clair, net et précis. Long peut-être, mais la situation exigeait autre chose qu’une vision superficielle. Dans un débat, ce qu’on veut, c’est répondre à l’avance aux attaques de son adversaire pour le confiner au silence, surtout lorsque tu n’as qu’une seule chance d’avoir le crachoir.

    Tu trouves qu’il était long. Peut-être parce que tu t’en tapes des dizaines et des dizaines par jour, mais 3800 mots pour répondre à une semaine de bashing, c’est 2 pages à simple interligne et y a rien là pour épuiser un blogueur de ta trempe, sauf par mauvaise foi. :p

    Ça ressemble même à la longueur de deux de tes derniers textes. (maisons d’éditions & accord tacite) et à celles de certains commentaires (dont les miens) qu’on peut lire sur ton blogue.

    Les répétitions, comme tu dis, se retrouvent dans 2 paragraphes sur 40, et sont juste là pour enfoncer un max de clous.

    Je te soupçonne d’être un tantinet jaloux… ;) Mais bon, un peu de saine compétitivité n’a jamais fait de mal à un homme, sauf lorsqu’il est en colère, dans le sens de…

    En tout cas, si tu avais un gros 3 minutes, je te conseillerais de terminer le texte.

    De toute façon, comme le dit ma religion, ce qu’on hait chez les autres, c’est ce qu’on hait en nous.

    Depuis que je sais ça, j’aime tout le monde, même Pat Lagacé, qui semble contaminé par son lectorat non-silencieux et dangereusement imbécile. La “chiâlite à méningocoque chronique” de Martineau (que j’aime aussi même s’il devient gâteux), est peut-être responsable.

    Mais si on m’offrait d’être niaiseux pour la moitié du salaire que ces deux-là font, je serais con de refuser. J’ai eu ma preuve dans le cas de Martineau: il était mieux en personne, alors il joue peut-être un personnage, comme Gilles Proulx et d’autres chiâleux.

    Une paie dans les 6 chiffres, c’est sûrement mieux que de servir des gin-tonic avec un attitude youpi-youpi on ne peut plus conne, quand on la regarde de près.

  11. Ça me fait bien rire l’argument de la jalousie qu’on me sert depuis quelque temps… Je n’ai jamais lu autant de ma vie, des plumes sublimes comme des plumes ordinaires et un ou l’autre n’est pas garant de mon intérêt. Je trouve le fond plus important et il faut que la forme ne gêne pas. Et je n’ai pas à me justifier de penser que la forme de son texte me gêne, c’est quoi ça? Votre opinion serait la science infuse et je ne le savais pas!

    Ça me fait penser à Douce qui me sort son BAC en littérature comme argument pour un problème de français quand de mon côté je crois avoir assez d’expérience depuis un an en écriture (et je ne compte pas là-dedans ma rédaction de roman, de poèmes et de chansons depuis belle lurette) pour l’accoter…

    On me l’a servi cet argument de la jalousie quand j’ai critiqué Pierre Foglia et pourtant, ce qui est bizarre dans ce cas, c’est que je l’ai toujours bien aimé, parfois plus, parfois moins, et je serais devenu jaloux subitement parce que mon avis est publié sur le web. Pourtant, je ne l’ai jamais aimé au point de retenir la journée (s’il y en a une) où il publiait, encore moins d’acheter La Presse pour le lire, je l’ai toujours lu par hasard; et la plupart du temps j’ai abandonné la majorité de ma lecture de ses textes au 2/3… tout comme le dernier que j’ai lu de lui!

    Et a contrario, je me pourlèche de textes qu’écrivent de parfaits inconnus du grand public, avec parfois des fautes, des erreurs de syntaxe, mais qui vont plus loin, m’apportent des points vus inédits sur la réalité qu’un homme comme lui ne pourrait pas même sentir…

    Pour finir, si j’étais si jaloux du talent des autres, je ne citerais personne, pas même toi, je n’aurais pas une section de textes choisis de ma blogoliste.

    Ça me déçoit beaucoup venant de ta part… parce que je sais bien dans quel état mental je suis quand je soupçonne quelqu’un d’autre de jalousie : c’est que je le prends un peu personnel.

  12. Crack!
    ‘Tit coco fragile…

    C’est l’état dans lequel j’étais ce matin. :)
    J’suis vraiment tombé dedans à pieds joints!

    haha

  13. J’y suis allé un peu fort, pardonne-moi. Je crois que la surdose de sujets chargés m’a fait poussé la taquinerie un peu plus loin que je ne l’escomptais. Mais bon, c’était limite.

    Comme dans le cas de François, j’avais envie de brasser les idées un peu plus fort après ce texte. Dans ton cas, ce n’était pas télégraphié, mais loin de moi l’idée de te taxer de jalousie en général. Le clin d’oeil restait la seule façon à ce jour connue de te faire voir ma face avec un sourire en coin que tu aurais mieux interprétée en personne. Dieu que je sais que tu n’es pas un gars jaloux.

    Il va sans dire que bon nombre de plumes bénéficient de ton support lorsque la finesse de l’écriture te séduit. Et je suis le premier à t’en remercier pour mon compte.

    Je le refais.

    Et le texte, on s’en balance. De toute façon, j’allais sûrement ni m’acheter du phoque, ni militer pour le phoque, ou pour quoi que ce soit d’autre que moi-même.

    Tu l’auras vu, j’ai un peu le goût du brasse-camarade par les temps qui courent. Suffit de trouver les bonnes cibles.

  14. Ça va, ça va!

    Le mot “jalousie” a fait diminuer un peu le quota de bizounours en moi…

    Hé hé!

  15. Hahaha, bizounours! Check bien ça…

  16. Merci beaucoup ebondo pour l’appréciation et la défense de mon texte. Dommage que certaines personnes se soient contentées de critiquer sa « longueur » et ne se soient même pas donné la peine de le lire jusqu’où bout, tout en se permettant pourtant de le critiquer. Cette accusation de « longueur » est d’ailleurs on ne peut plus discutable, tel que tu le fais très bien remarquer. Heureusement que des gens comme toi ont compris qu’on ne peut pas défendre un sujet, surtout après une semaine intensive «d’animalism bashing», en trois, quatre paragraphes !!!
    Critiquer le « style » d’un texte sans se donner la peine d’au moins lire son contenu au complet, je trouve ça d’un ordinaire incroyable (pour être polie). Il ne s’agit pas d’une nouvelle littéraire où le style peut se permettre de primer sur le contenu, et ce, même si j’ai mis plus de temps à le travailler que j’ai mis de temps à travailler toutes les nouvelles que j’ai écrites jusqu’ici dans ma vie.

    Je m’arrête ici avant de me faire critiquer à nouveau sur la «longueur» de mon texte. C’est vrai qu’à l’ère du vidéoclip, écrire un papier qui prend plus de 2 minutes et demi à lire, ça relève pour certains de l’hérésie, voire de l’hystérie…

    Bonne route à toi et merde aux autres.

  17. @Valérie

    Merci d’être passée! Bravo d’avoir eu le courage de tes convictions et d’affronter la meute d’imbéciles qui polluent le net, surtout sur les sites de grands médias. En fait, on dirait que c’est la nouvelle génération de croutons qui passaient auparavant leur vie à appeler sur les lignes ouvertes.

    Du bon boulot; chapeau encore une fois!

  18. Salut Éric,

    Ça m’a fait plaisir de découvrir ton blogue – et ton joli « véhicule stable » ;-)
    Dis bonjour à ta blonde (je suis contente qu’elle ait apprécié mon texte elle aussi) ☺
    Au départ, je voulais t’envoyer mon message en privé, mais je n’ai trouvé aucun moyen de le faire.

    Tu me fais sourire avec ta comparaison entre les internautes fréquentant les blogues de médias populaires et les « croutons qui passaient auparavant leur vie à appeler sur les lignes ouvertes », ah ah ah !!! C’est vrai, ça ressemble tellement à ça !

    Désolée de te réécrire aussi tardivement mais tu comprendras que j’ai eu besoin d’un peu de vacances… En fait, j’ai beaucoup repensé à la critique de Renart (et à celle 2 ou 3 autres personnes sur le même sujet) et ça me chicotte depuis ce temps-là de faire une mise en contexte. J’ai donc écrit un texte pour justifier ma « virulence » et je viens de le poster (en 2 parties), sur le forum de Lagacé. Si ça ne te dérange pas trop, j’en poste une copie ici (corrigée et augmentée), puisqu’il m’a été directement inspiré par Renart, sur ton blogue; puisqu’il est ma réponse officielle à ses critiques postées ici.

    Merci encore d’avoir su apprécier le travail et les efforts que j’ai mis à écrire ce texte. Ça m’a fait chaud au cœur de voir un inconnu le défendre, presque au péril de ses « amitiés virtuelles ». Un tel comportement en dit beaucoup, je crois, sur l’intégrité et l’ouverture d’esprit de quelqu’un. Peut-être que toi aussi tu en connais un pan sur la discrimination fondée sur la différence, par ex. Peut-être que tu sais des choses et que tu as compris des trucs, dans la vie et par l’expérience, que tes petits copains n’ont pas encore compris ? Qui sait… ;-)

    Voici donc ma réponse à Renart Léveillé.

    P.-S. : Éric, peux-tu dire à Renart que je viens de lui écrire ici, stp ? Merci.

    ***

    Suite à certains commentaires reçus, j’ai une dernière précision à faire quant à la forme de mon texte. Je vais la poster en deux ou trois parties. Très peu de gens liront cette note, mais qu’importe, ce sera dit.

    Certaines personnes ont reproché à mon texte sa « virulence », ou le fait que je m’en prenais personnellement à quelqu’un (dans ce cas-ci, Patrick Lagacé). Cette remarque m’a d’abord semblé tellement sexiste (un gars virulent, comme Patrick, paraît « viril », tandis qu’une fille virulente paraît hystérique) que je n’ai pas cru bon y répondre. Mais au-delà du machisme potentiellement sous-jacent à ce jugement, il y a peut-être également de l’ignorance, alors j’aimerais éclairer certaines lanternes.

    J’ose croire que les personnes ayant émis cette critique n’ont pas lu toutes les insultes hallucinantes que Patrick Lagacé a publiquement balancé au visage des animalistes au cours des derniers mois. À ma connaissance, aucun journaliste ou chroniqueur n’avait osé pousser le bouchon aussi loin, baver aussi violemment un groupe de personnes œuvrant, de surcroît, pour une bonne cause – la plus difficile qui soit, on en a eu la preuve plus que jamais !

    Je déteste être « virulente », mais ça m’arrive parfois de l’être lorsque je me sens injustement provoquée, diffamée, injuriée avec autant de gratuité et de véhémence. Comment ne pas prendre un peu personnelles toutes ces insultes puisqu’elles visaient les militants antispécistes dans l’ensemble, les condamnant en bloc, les soupçonnant de tous les torts, leur prêtant les pires intentions, les plus sombres desseins qui soient… ?!

    Aux yeux de Patrick, avoir comme rêve de libérer les animaux, œuvrer à réduire leurs souffrances sur Terre, parler en leur nom et ce, sans rien attendre en retour, ni reconnaissance, ni argent, ni prestige, c’est imposible : nous sommes forcément tous des monstres, comme les autres… Alors il nous cherche des poux, quitte à en inventer s’il le faut, à en suggérer… J’ai trouvé son mépris très grave, déplacé, dangeureux (il influence des gens), bref, indigne d’un journaliste d’un quotidien à grand tirage.

    En passant, si j’ai nommé Martineau au passage, c’est que lui aussi s’y est mis récemment pour nous catégoriser, nous ridiculiser, nous provoquer grossièrement. Lui aussi verse allègrement dans l’information-spectacle, dans l’opinion extrême, c’est sa marque de commerce. J’y reviendrai brièvement.

    Patrick a donc, un beau jour, décidé de déclarer la guerre aux animalistes, en généralisant ainsi qu’en ciblant personnellement certaines personnes à la tête d’organisation, telles Andrew Plumbly du Réseau Action Globale (RAG, à Montréal), et Paul Watson de la Sea Shepperd Conservation Society (un Néo-Brunswickois).
    Patrick a donc fait son coming out anti-animaliste le jeudi 4 octobre 2007, profitant du scandale de l’industrie du foie gras au Québec pour se lancer dans une véritable chasse aux sorcières contre les « méchants et dangereux extrémistes végétariens militants » !!! http://www.cyberpresse.ca/article/20071004/CPOPINIONS05/710040702/6741/CPOPINIONS
    Dans son billet intitulé : « Les canards », il débute sa première sortie – de route – sur les chapeaux de roues :

    « Ainsi donc, le Réseau action globale a infiltré un autre élevage de canards engraissés pour en faire du foie gras. On a vu d’autres images de volatiles en détresse. Des images insoutenables, bien sûr. Sauf que. Sauf que je m’en balance totalement. C’est un canard. Un simple, vulgaire et banal canard. Il existe pour me nourrir. Surtout le canard d’élevage, qui n’existerait pas autrement. Voilà. C’est dit. »

    Il aurait pu se garder une petite gêne face à l’ampleur de son égocentrisme, de son « je-m’en-foutisme » démesuré, mais il a plutôt choisi de révéler à la face du monde son indifférence monstrueuse envers le destin cruel des animaux de boucherie torturés dans les élevages, notamment les canards gavés…

    Pour les antispécistes dont je suis, la souffrance d’un canard qu’on prive de mouvements et qu’on torture, en le gavant ou de quelque autre façon que ce soit, n’est pas différente de la souffrance d’un enfant, par ex., auquel on ferait subir quelconques sévices. La souffrance inutile infligée par des humains en plein pouvoir à l’encontre d’êtres totalement impuissants me révolte et me dégoûte profondément, qu’elle soit infligée à des animaux ou à des enfants. Si j’ai devant moi un canard et un bébé humain en train de se faire torturer, je ne vois pas pourquoi je resterais indifférente face à la souffrance du canard mais compatissante face à celle de l’enfant ?!?! Les deux êtres, vivants et sensibles, sont sans défense, innocents, et ne méritent pas pareil châtiment et ce, peu importent les justifications que donnent leurs bourreaux. Mon cœur n’a jamais, naturellement, fait de discrimination dans sa compassion. Est-ce si difficile à comprendre et à respecter ?!?!

    Après, Patrick se demande pourquoi il reçoit des lettres de personnes indignées contre ses propos ! Imaginez si demain matin, payée par une grosse corporation, je déclare que les enfants qui crèvent de faim dans le monde « je m’en balance », que les petites filles excisées ou gavées, je m’en fous, elles ont été créées pour ça de toute façon, que les enfants maltraités, ça me passe 10 pieds par dessus la tête… Peu importe les raisons que je pourrais invoquer, les gens seraient évidemment révoltés par mon indifférence !

    Que les animaux aient été spécifiquement créés pour égayer les papilles gustatives de Patrick n’enlève strictement rien à leur souffrance, évidemment. Quand bien même il tenterait de s’en convaincre et d’en convaincre le monde entier par tous les stratagèmes et contorsions de l’esprit possibles, ça ne changera rien à la réalité : quelque 90 milliards d’animaux (sans compter les poissons et « fruits » de mer) sont annuellement fabriqués, mutilés, enchaînés, enfermés, battus, torturés, engraissés, transportés et égorgés pour les seuls plaisirs gustatifs d’humains comme lui…
    http://www.esseclive.com/actualite-media/debat-vous/010677-les-emeutes-sans-fin.htm

    Il traite ensuite les militants végétariens « d’intégristes », « d’ayatollahs » et de « talibans », rien de moins, et s’autorise à qualifier les gens sensibles au sort des canards torturés de « matantes »… Plus tard, il traite une intervenante antispéciste « d’hystérique »… Il ne manquait que les qualificatifs « nazis » et « tapettes », et le compte y était !
    On se serait cru dans une cour d’école secondaire, les coups de poings sur la gueule remplacés par les insultes, la ridiculisation, la violence psychologique… Et après ça, on dit qu’il n’y a que les filles qui utilisent ce genre de violence… Laissez-moi rire !

    Pour terminer sur une note parfaitement provocatrice, il prend soin de rajouter : « En passant, le foie gras avec de la compote de poires, c’est délicieux. »

    Submergé de courrier, il revient à la charge le lendemain, agit dans la passion et en remet. http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/?p=70720460
    Il s’étonne (!) que des gens aient très mal réagi à ses propos sur les canards. Son billet s’intitule « Parlons un peu des canards… » et il réitère sa position :

    « Je n’arrive pas à m’émouvoir du sort d’un canard. Il vit dans un espace minuscule ? Il est rudement manipulé quand on le gave ? Il est gavé, point ? Je m’en balance. »

    Il rajoute ensuite quelques insinuations : « […] quand on est un intégriste, comme les gens du RAG, qui sont de gentils intégristes mais des intégristes quand même, on est généralement prêt à sacrifier un homme (ou un canard), pour sauver les intérêts supérieurs d’une cause… » !!!

    Vous avez bien lu.
    Que dans toute l’histoire du mouvement de libération animale, aucun meurtre ni d’humains ni d’animaux n’ait jamais été répertorié – ni même de blessés ! –, que ce mouvement soit ultra-pacifiste – surtout si on le compare aux agissements excessivement violents des industries et des bourreaux qu’il dénonce –, Patrick ne le sait pas et ne veut pas le savoir. Il se contente de véhiculer le folklore entendu, ci et là, de répéter des informations mensongères. Il est allé jusqu’à déclarer « qu’aucun canard n’est égorgé vivant », sans savoir que TOUS les canards sont égorgés vivants – ils sont seulement « étourdis », du moins pour les plus « chanceux » d’entre eux… – (il a évidemment retiré cette fausseté de son texte après que je l’aie informé de la réalité).

    Si Patrick Lagacé croyait que les animaux de boucherie étaient tous déjà morts au moment de leur égorgement, à combien d’autres balivernes croit-il ? Croit-il TOUT ce que lui dit l’industrie, tel qu’il le laisse paraître ? Croit-il réellement que le fait que la police n’ait porté aucune accusation contre les élevages infiltrés certifie hors de tout doute raisonnable que tout se passe pour le mieux dans le meilleur des mondes dans ces élevages à foie gras ?! Jusqu’où va la crédulité de Patrick envers les informations officielles transmises par les pouvoirs en place, tels la police et les industries capitalistes ?! La colère qu’il ressent envers les animalistes n’est-elle pas en train de l’aveugler complètement, de lui faire croire tout ce que raconte le camp adverse ?

    À suivre…

    Pour vous faire une idée réaliste du fonctionnement des élevages à foie gras :
    http://gan.ca/campagnes/foie+gras/fiches+d%27information.fr.html

    ***

    Patrick a récidivé le 2 avril 2008 avec un billet intitulé : « Elizabeth May, chef du Parti vert, conseille un salopard » (rien que ça !).
    http://blogues.cyberpresse.ca/lagace/?p=70721082#comments

    Il nous y présente, via son miroir déformant, sa nouvelle cible animaliste, celle par qui il attaquera désormais tous les autres « méchants végétariens militants » du monde entier.

    « Paul Watson, célèbre ami des animaux de l’organisme Sea Shepherd Conservation Society, vient de dire tout haut ce que les autres extrémistes qui aiment davantage les bêtes que les hommes écrivaient depuis quelques jours sur des forums Internet : il vient de dire que les chasseurs des Îles-de-la-Madeleine décédés dans l’accident maritime que l’on sait est moins grave que la mort des bébés phoques. […] Un phoque, plus important qu’un homme ? Non, mais il faut être sérieusement mongol… Je ne dis pas que les extrémistes de la chose animale devraient sortir leurs kleenex pour pleurer ces chasseurs. Mais ils pourraient faire une chose très simple, une chose honorable quand quelqu’un qu’on déteste meurt et qu’on n’a rien d’intelligent à dire sur la chose. Il pourrait se fermer la gueule. »

    C’est quand j’ai lu ce passage que je n’ai pas pu m’empêcher de penser : « Quand on a la poutre dans l’œil… » Incroyable. Je passerai outre l’insulte au peuple mongol, la pub gratuite d’un produit fabriqué à même la forêt boréale et la fameuse « chose animale » à laquelle il réfère, et me contenterai de répéter que Patrick manipule effrontément l’information afin qu’elle serve ses propos diffamatoires. Ni Paul Watson ni les « autres extrémistes » anonymes sur des forums en Belgique, par ex., n’ont jamais dit « aimer davantage les bêtes que les hommes », c’est encore une autre invention de Patrick, une autre interprétation totalement déformée de la réalité. Aucun d’entre eux n’a dit non plus « qu’un phoque est plus important qu’un homme », c’est d’une mauvaise foi crasse. Patrick veut tellement que son chapeau plein de préjugés fasse à Watson qu’il est prêt à le déformer et à le découdre ici et là pour l’y coiffer de force ! Pathétique.

    J’ai accusé Patrick de faire du « martinoïsme délirant » à cause des condamnations pour « crimes par association » qu’il se permet de faire et, aussi, à cause de ce paragraphe en particulier, dans lequel il divague gravement en attaquant personnellement Watson, toujours au lieu de focaliser sur la cause elle-même – infiniment plus difficile à attaquer, n’est-ce pas !

    « J’ai horreur des extrémistes. Watson est un extrémiste. S’il était musulman, il se ferait probablement exploser dans des cafés. S’il était amateur de soccer anglais, il serait probablement un hooligan. S’il était souverainiste québécois, il ferait probablement exploser des boîtes à lettres (avant de kidnapper des diplomates britanniques). S’il était un politicien américain, il serait probablement le frère siamois de Dick Cheney. »

    Il pousse donc l’injure à comparer l’un des plus grands animalistes, environnementalistes et spécialistes des océans du monde à un kamikaze islamiste qui se bat au nom d’une religion dans l’espoir de gagner son paradis et ses vierges, à des voyous apolitiques profitant de manifestations sportives pour faire du grabuge, à des felquistes qui se battent pour une langue et un pays (deux concepts qui ne souffrent pas physiquement) et à un politicien friand de chasse et de guerre… ! Y a-t-il un seul lien entre Watson et ces hommes, entre leurs causes et la sienne ?! C’est vraiment n’importe quoi ! Tactiques de désespéré…

    Et dire qu’il fait probablement tout cela pour, inconsciemment (?), se déculpabiliser de sa propre indifférence face à la souffrance d’autrui… Car Patrick accuse Watson d’un crime qu’il a lui-même commis six mois plus tôt ! Alors qu’une grande partie du Québec s’attriste et s’indigne du sort atroce réservé aux canards à foie gras dans des élevages québécois, Patrick, qui n’a pourtant « rien d’intelligent à dire » sur le sujet, est incapable de « se fermer la gueule » et de respecter un tant soit peu les gens affectés par cette tragique et révoltante nouvelle…

    Il a fait bien pire que Watson qui lui, au moins, a été capable de reconnaître que la mort des chasseurs était « une tragédie » et ce, même s’il s’agissait de ses ennemis, des ennemis qui lui ont pété la gueule il y a quelques années et qui lui ont fait craindre pour sa vie… Mais aux yeux de Patrick, ne représente pas du tout une tragédie le fait que des canards soient gavés régulièrement à mort, maintenus dans des conditions atroces, rendus malades, blessés, torturés puis égorgés, le tout pour commercialiser un produit de luxe, consommé par des petits bourges qui se la jouent… À ses yeux ne représente pas une tragédie le massacre annuel de 300 000 bébés phoques pour fabriquer des manteaux, des porte-clés et des bottes, consommés par des petits bourges qui se la jouent… Seule la « mort d’homme » est une tragédie digne de ce nom, évidemment. Le reste, qu’importe, ce ne sont que de vulgaires et banals animaux…
    Imaginez si Watson avait traité de « matantes » toutes les personnes émues par le drame des Madelinots… C’est pourtant l’équivalent qu’a fait Patrick !!!

    Dans son papier intitulé : « J’aime la fourrure de phoque » (rien que ça !) du 5 avril 2008, il réagit encore une fois sous le coup de la colère et se laisse aller à de nouvelles attaques calomnieuses envers Paul Watson et les animalistes, toujours motivé par ses préjugés et son ignorance. Il insinue à nouveau que la « manipulation » ne viendrait que du côté des défenseurs des animaux, et jamais du côté des exploitants…
    http://www.cyberpresse.ca/article/20080405/CPOPINIONS05/804051072/6928/CPOPINIONS05

    Patrick déclare partir en guerre dès aujourd’hui contre les « salopards et crinqués d’extrémistes animalistes » qui accordent la même valeur à tous les animaux, humains ou non, sans hiérarchie ou discrimination. Pour Patrick comme pour Bush, ou nous sommes avec lui – dans l’idéologie suprémaciste humaine –, ou nous sommes contre lui. Si on est pour la libération animale, on est forcément contre l’Homme, on lui souhaite nécessairement les pires souffrances possibles, on trahit notre race : on ne peut pas aimer et vouloir protéger à la fois les humains et les animaux, il faut choisir, décrète-t-il. Pour lui, être non spéciste, se soucier autant du bien-être des animaux que des humains, c’est de l’extrémisme, c’est dangeureux, c’est une idée terroriste…
    Vous avez bien lu.
    À le lire, il faudrait tous nous enfermer d’urgence, et idéalement à perpétuité.

    Toujours en très forte réaction émotive, il annonce ceci :
    « C’est en lisant les déclarations débiles de Paul Watson que j’ai décidé que j’aimais passionnément la fourrure de phoque. »

    Se mettre à aimer passionnément la fourrure de phoque, un produit dérivé de la souffrance et de la mort, suite aux propos d’un intervenant qu’on n’aime pas, c’est un petit peu tiré par les cheveux. C’est comme si moi, demain matin, je me mettais à promouvoir l’œuvre de Hitler parce que mon ancien boss, un juif, m’a fait chier… Encore une fois, c’est vraiment n’importe quoi !

    À la fin de son papier, il ne manque évidemment pas de nous écorcher à nouveau, nous traitant cette fois « d’intégristes du poil ». Non content de sa trouvaille, il ne peut s’empêcher de rajouter qu’avec nous, « toute discussion est impossible », que nous ne savons pas discuter mais seulement hurler, comme « les talibans » (décidément), « les tueurs de médecins avorteurs » ou « les FARC »… Rien que ça !
    Il tenterait de nous diaboliser qu’il ne saurait trouver de meilleures formules…
    Après ça, on se demande lesquels d’entre nous hurlent le plus fort, et sont les plus férocement bornés…

    Patrick défend la chasse en déclarant qu’elle n’est que « brutale, foudroyante », mais « pas cruelle ». Ça paraît qu’il n’y a jamais assisté… Qu’il n’a visionné aucune vidéo… Ça paraît qu’il gobe toute crue la version des chasseurs et autres promoteurs… À le lire, on croirait que la mort des phoques est tellement instantanée et sans douleur qu’elle est quasiment une aubaine ; une mort comme ça, on s’en souhaite tous une !
    Et qui a-t-il de cruel, effectivement, dans le fait de défoncer le crâne d’un bébé phoque pour lui voler sa fourrure et laisser sa carcasse pourrir au soleil ?! Ça se pratique dans les meilleures familles ! On a de si belles traditions au Canada, pourquoi changer, évoluer ?!

    Finalement, Patrick joue les outrés parce que 3, 4 internautes anonymes ont dit se réjouir de la mort des chasseurs, mais lui, quand il glorifie la viande et les peaux de phoque, que fait-il si ce n’est glorifier, ou tout au moins cautionner, la souffrance et la mort de tous ces animaux ?!

    Décidément, je soupçonne Patrick de déplacer à l’extérieur de lui beaucoup de culpabilité refoulée, et dans son mécanisme de défense, il va beaucoup trop loin. Il serait temps qu’il assume un peu plus ses choix et la part de culpabilité qui leur incombe, et qu’il cesse d’accuser les animalistes d’à peu près tous les crimes possibles contre l’humanité.

    Aussi, il serait temps qu’il comprenne qu’on peut très bien être épicurien tout en se souciant aussi du plaisir d’autrui. Qu’on peut être épicurien tout en étant végétarien, tout en ne portant pas de fourrure ou de cuir.

    On l’a bien compris maintenant, de toute façon, cette chasse aux phoques n’est plus qu’une joute idéologique, une question d’orgueil patriotique mal placé. Non seulement elle n’est pas rentable, elle est un gouffre sans fond dans lequel le gouvernement se permet d’engloutir l’argent des contribuables. Pour les quelques 6 millions de dollars gagnés par tous les chasseurs de phoques canadiens, il en coûte environ 60 millions aux Canadiens en subventions détournées (lobbying pro-chasse à travers le monde, voyages d’affaires à grands frais, bureaucratie, inspecteurs, garde-côte, délivreurs de permis, rédacteurs, bâteaux, hélicoptères, etc., etc.). Pendant combien de temps encore des gens comme Patrick seront-ils dupes ?!

    http://www.nationalpost.com/related_links/story.html?id=453009

    Voilà. Patrick n’a pas été le seul à nous rouler dans la boue ces derniers temps, mais il y a mis plus d’ardeur, de conviction et de passion que les autres ; c’est pour ça que j’ai ressenti le besoin de lui écrire cette lettre. J’ai jugé qu’il l’avait cherchée, et donc qu’il la méritait. En comparaison à ses brulots remplis d’insultes, de calomnies à notre sujet, je considère que mon texte est excessivement poli et respectueux à son endroit. Malgré cela, il s’est trouvé des gens pour critiquer « ma virulence » et pour bénir – ou passer sous silence – celle de Patrick… Parti-pris, intérêts à protéger (désirabilité sociale, amis virtuels influents, etc.), double standard, machisme, mauvaise mémoire, ignorance… ? Vous avez le bénéfice du doute. Vous avez surtout la critique impulsive et facile, je trouve…

    P.-S. : Comme Renart a parlé dans son blogue à la fois du scandale du foie gras et de la chasse aux phoques, je présume qu’il a lu tous les papiers de Patrick sur les sujets… Sa critique m’étonne donc d’autant plus, c’est le moins que je puisse dire (toujours pour rester polie).


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