Responsable, de “response able” : Capacité de répondre de ses actes.

Je dois d’abord remercier Madame Julie Couillard, qui, même si je ne parle pas directement d’elle dans mon billet portant son nom, m’a apporté un lectorat abondant.
Cependant, dans le dit texte, ainsi que dans le billet suivant, je m’en prends à certains porte-parole désignés de la “communauté noire”. De façon assez virulente, j’en conviens.
Mais bon, pour en revenir à la responsabilité, sur ce que j’ai écrit, je suis tout à fait capable de répondre. Je sais que c’était peut-être blessant, mais comme disent les Kongo :
le dirigeant de la communauté est une tête de chien; tout le monde tape dessus.
Ce qui veut dire qu’un vrai leader doit s’attendre à recevoir la critique.
Et celui-ci :
Une seule bouche n’est qu’une calebasse vide. (La calebasse étant un fruit qui, séché, peut servir d’instrument comme les maracas)
La pensée de la communauté ne peut être dictée que par une seule voix.
Ça convient tout à fait à ce que je veux dire.
Mon intention était avant tout de mettre un baûme sur les plaies que nos dignes “représentants-de-la-communauté” s’acharnent à vouloir désinfecter au napalm. On va pas sortir de la grand-messe des accomodements raisonnables pour chercher le trouble avec un non-lieu.
Je persiste et signe. Victor Lévy Beaulieu a mis le doigt dans le mille, et nos superhéros du “N” word ont fait une sortie qu’ils n’auraient pas dû faire.
C’est ça la politique. Mais ils ne parleront pas pour moi ou ceux qui partagent mon opinion, au delà des différences dans le niveau de bronzage.
Je dois le répéter, j’aime beaucoup Dany Laférierre et Luck Mervil. Je crois qu’ils contribuent énormément à faire avancer la reconnaissance des noirs du Québec. Je ne suis toutefois pas prêt à ce que leurs interventions soient faites au nom de toute une communauté. Je me demande même s’il existe “UNE” communauté noire. Je doute encore plus qu’on puisse la consulter en moins de 24 heures pour ensuite parler en son nom.
Voilà. Je peux aller me coucher.
Ps: Prompt rétablissement à Claude Béchard. Il fut une rencontre il y a de cela bien avant qu’il ne soit ministre et que je le combatte avec fougue, où je l’avais trouvé sympathique. Tout ça pour dire que j’ai eu envie pour ma 36è année (j’ai eu 35 ans il y a quelques jours) de l’orienter (l’année, pas Béchard) sous le signe du pardon. Et c’est en tombant sur l’article parlant de son hospitalisation que je me suis dit qu’il ferait un candidat parfait pour mon premier pardon de l’année. Et vlan. Une fois pardonné, je ne peux que lui souhaiter un prompt rétablissement, quoi qu’on en dira.
Si ça pouvait faire comme les châines de bonté…
Moi aussi j’ai été dur envers vous dans une autre réponse. Je peux donc appliquer votre dicton Kongo: le dirigeant de la communauté est une tête de chien; tout le monde tape dessus.
Parce qu’en fait, vous êtes aussi un Leader communataire par vos textes et votre présence ici.
Je cherche sur votre Blog un texte, un seul, qui va être, comment dirais-je… Plus Black!
On ne demande pas au Leader (ou Acteur communataire, comme je préfère les déffinir) de parler en notre nom. On leur demande de s’exprimer c’est tout. Ensuite on peux choisir: moi je suis d’accord avec lui, et moi je préfère l’autre.
Le complexe de Martin Luther King / Malcom X quoi!
Malgré ma virulence, j’aime bien vous lire. L’amour de langue et de ceux qui la maîtrise si bien peut-être. Par contre, je me réserve le droit de chialer, d’envoyer chier, de critiquer. À ma façon, avec mon style et mes fôtes.
Rien de personel, je suis moi.
Je fini avec mes excuses sur mon commentaire ‘moitié noir’. Déplacé et de mauvais goût. La prochaine fois je vais faire attention, tout en restant aussi chiant.
En Haïti on dit: C’est seulement sur les beaux manguot (mangues), qu’on lance des pierres!
Il y a un prix à payer pour tout, même le talent.
DaDon
Par Don Rock le 10 juillet, 2008
à 11:58
Je n’ai malheureusement pas publié ton commentaire “moitié-noir” là où il avait été écrit.
Le voici, pour le bénéfice de ceux qui auront le goût
“Moi, j’e n’ai pas aimé du tout votre texte sur VLB.
Y en a marre de ces ‘Housenigger’ qui veulent absolument plaire pour qu’il puisse être accepté.
Je l’ai lu le texte de VLB et le terme Reine-nègre y est utilisé par pur méchanceté ou sensationalisme, lui seul le sait. J’aurais pu comprendre si il avait dit ‘elle agit en Reine-nègre’ mais non il critique Harper et ce sert de Mme Jean, pourquoi en fait? difficile à dire.
En plus, la légende de la communauté Zairoise pour les Haitiens, j’en doute…
Les références des gens qui parlent au nom de TA communauté, je comprends pas, t’es même pas Haitien…
Enfin, la communauté haitienne, elle existe. Peut-être pas dans to Saguenay natal mais elle est bien présente à Mtl. À tu dèja été à un ‘Bal’ de Mickey ou Zin? En fait as-tu dèja mis les pieds à Mtl-Nord ou St-Michel? À ton âge, as-tu déja été au Safari?
Pis inquiète toi pas, il y a personne qui parle en ton nom.
Gangs de rue – propagande et lapsus volontaire – pour ne pas dire Gangs de Nègres. Mais la encore toi t’es pas comme ”eus’autes”, t’es correct toi, t’es comme ”nous’autes”. Un bon nègre, le bon nègre à son maître’
Ouais! Moitié noir / moitié bleuet. Pour moi ta moitié noir doit sûrement s’arrêter à ton cul.
Sell-out!
Excusez-moi Monsieur, si je n’ai pas votre verbe et votre élégance. Pôvre petit moi, un Black de la rue qui préfère encore parler de flow au lieu de réthorique!”
Voilà, c’était le commentaire précédant de notre nouvel ami Don Rock.
Par ebondo le 11 juillet, 2008
à 1:09
C’est dans ma nature de pardonner, alors voilà, ces méchants mots sont pardonnés.
Mais je ne sais plus si tu parles de moi ou si tu me cites quand tu parles du “bon nègre à son maître”. Parce qu’au dernières nouvelles, ce n’est pas moi qui lèche les bottes de sa Majesté en pètant de la broue et en me câlissant de mes nègres de frères. Et il aura fallu un blanc pour la dénoncer en premier. Et, à ma grande incompréhension, il y aura eu des noirs pour la défendre.
Je déteste les partis pris. Si Michaelle Jean travaille pour la monarchie occidentale, et si elle ferme les yeux et la bouche sur ce que vivent ses gens, alors ce n’est rien d’autre qu’une reine-nègre.
Mais bon, loin de moi l’idée d’entrer en compétition avec la belle noire de service du Commonwealth.
D’autre part, il ne serait pas difficile pour moi de croire que ma moitié noire s’arrête à mon cul. Parce que depuis quatre cents ans, je ne crois pas qu’une autre couleur de peau se soit tant fait en…(non, je ne le dirai pas encore aujourd’hui) par les autres. C’est ma plus grande douleur.
Alors la vénération des rois-nègres par les noirs ordinaires ajoute à ma rage.
Me semble que c’est pas compliqué. Allons y avec les mots crus : ceux de notre couleur se font démolir la gueule par une monarchie étrangère depuis plus de 400 ans, et quand cette même monarchie donne une bonne job à UN ou UNE de ta gang (pas mille), on oublie tout?
Bébé Doc aurait donné une job à ta mère et tu l’aurais défendu comme un héros, c’est ça que tu es en train de nous dire, bro?
Je ne suis pas de ce genre-là. Je n’oublie pas ce qu’on a fait et ce qui se fait encore sur la base de la couleur de la peau. C’est la devise d’une de ma terre natale : je me souviens.
Maintenant, tu veux me dire, mon Don, pourquoi les Haïtiens ont-ils adopté la même devise nationale que les Français, leurs anciens maîtres esclavagistes? Coudonc, trippez-vous à ce point sur les châteaux et les princesses pour en oublier ce que ceux qui y vivent vous ont fait subir pendant des siècles?
Si tu apprends un peu plus l’histoire des noirs, cher Don, tu comprendras pourquoi il m’est inacceptable qu’un noir serve la Couronne d’Angleterre d’aussi près. Ou qu’un noir fasse le beau devant les chefs d’état pour bien faire paraître les anciennes nations coloniales. C’est ça que VLB a dit, noir sur blanc. Et c’est pour ça que je le défends.
Alors tu peux bien me traiter de nègre à son maître. Ça ne m’empêchera pas de m’inquièter ouvertement des autres dont je partage un peu de la couleur.
T’en a pas marre de toujours voir des noirs avec des mouches dans la face à la télé, vivant dans des bidonvilles, ou, plus proche de nous, travaillant dans les Burger King et faisant du taxi avec des diplômes universitaires, ou, encore mieux, faire un sport débile qui ne les montre que comme des chevaux de course? Ou faire des jokes de grosses graines avec plein de sacres? C’est à ça qu’y faut aspirer quand on est black?
Moi ça me fait chier à fond, et je ne me gênerai pas pour taper sur la noix des noirs qui font comme si de rien était alors que tous les micros et les kodaks sont braqués sur eux/elles.
Oh que non.
Mais, merci tout de même de ton passage ici. Ça me garde “sharp”.
Par ebondo le 11 juillet, 2008
à 2:07