Je croyais que la liste de prétendants exceptionnels de Julie Couillard allait se terminer avec la divulgation de sa liaison avec un membre de la Mafia Montréalaise. Mais non. Ça se poursuit. Ce matin, on découvre que Mme Couillard flirtait avec Bernard Côté, conseiller politique du Ministre Michael Fortier. Je dois donner un énorme crédit aux journalistes de La Presse et du Devoir qui ont continué de fouiller pour trouver de nouveaux rebondissements à cette histoire.
Cependant, c’est une histoire de moeurs qui occulte d’autres sujets d’importance majeure concernant le Gouvernement Fédéral. Le projet de loi sur l’Immigration, par exemple. Ou celui sur les crimes commis à l’endroit d’un foetus.
Toujours est-il qu’il est tout de même important de mettre au grand jour les tractations entourant des politiciens, des promoteurs, et le crime organisé.
Tout ça au moment où le Conseil du Statut de la Femme émet un rapport dans lequel on fait état de l’hypersexualisation des jeunes garçons mais surtout des jeunes filles, de l’importance de la séduction, conditionnée par les médias. Julie Couillard a fait la démonstration que le rapport à la séduction a encore toute son importance chez l’humain, aussi civilisé soit-il. En prenant connaisssance du dossier, au fur et à mesure de son développement, on découvre qu’une belle femme réussit à séduire plusieurs hommes de pouvoir tout en étant promotrice de projets d’affaires, et qu’elle a fait de très belles prises.
Mais ces derniers se font pincer, tuer, exécuter sur la place publique ou se suicident. Une vraie histoire de film.
Je n’ai rien contre Julie Couillard. Tout au contraire, elle a brillamment illustré qu’il y a des comportements humain qu’on ne change pas 40 ans après avoir brûlé des brassières, qui, comme les brins d’herbe qui fendent les trottoirs, font partie d’une force étonnante : la nature. La grande majorité des hommes et des femmes sont mûs par leurs hormones. On a éludé la question sexuelle en la raisonnant. Il est facile de constater autour de nous que la première pulsion de l’animal humain trône toujours au sommet, et que ni la logique, ni la raison, ni la morale égalitaire ne peuvent y faire grand chose. La consommation chronique de Marijuana, peut-être.
Les féministes auraient peut-être dû observer les sites de rencontre, les partys, les bars et les couples eux-même pour constater la tendance lourde aux bonnes vieilles habitudes. Combien de femmes rêvent aujourd’hui de rester à la maison pour s’occuper de leurs enfants? Combien d’entre elles rêvent encore au prince charmant, et combien d’entre-eux rêvent à la princesse à secourir? Combien d’hommes dépriment à perdre leur job lorsqu’ils ont femmes et enfants, même si Maman pourvoit au nécessaire? Et de femmes qui trouvent dûr que leur chum veuille s’asseoir tranquille en arrivant du boulot?
Pas besoin d’être Freud pour comprendre. Nous avons chassé le naturel comme on a voulu chasser l’Église. Sans intégrer une compréhension du phénomène qui aurait pu nous permettre de mieux “l’encadrer”. L’instinct de reproduction, le plus fort de tous, se manifeste partout autour de nous. Le printemps Montréalais ne laisse aucun doute sur ce qui anime tous et chacun(e). La bataille des parents infertiles pour me faire payer l’assouvissement de leur instinct primaire en est un autre exemple : tu n’es rien si tu ne laisse pas une progéniture, même dans une ère où nous sommes menacés par la surpopulation, et ou tant d’enfants n’ont, soit pas de famille, soit des familles de merde. Mais non :”C’est un clone qu’il te faut, pour être un ou une vraie, alors mets le paquet! Et exige de la communauté qu’elle paie pour.”.
Le phénomène est encore plus flagrant lorsqu’il y a beaucoup d’argent sur le dance-floor. Les bars les plus branchés ressemblent souvent à un documentaire de National geographic. Les paons agitent la queue, la Master Card Platine et le trousseau de clefs BMW. Quant aux dames, le plus court, le moins possible de tissu, et des fragrances ajoutant aux phéromones. Alcoolisez le tout et vous obtenez rien de moins qu’un parfait retour au naturel animal.
Les femmes veulent les hommes à leur pieds et les hommes veulent les femmes à quatre pattes. Simple, mais ô combien vrai. On aura beau asperger ça d’eau de rose, de droits humains et de 8 mars, à part peut-être ceux qui pratiquent la Kundalini Yoga, le modèle étalon des rapports hommes-femmes nous colle au cul. Les attitude stéréotypées sont aussi les mêmes.
Nous sommes tous des Julie Couillard et des Maxime Bernier. Jusqu’à ce qu’on en prenne à tout le moins conscience et qu’on fasse avec, ou qu’on tente de maîtriser la pulsion primordiale. La nature tente d’imposer sa vision des rapports égalitaires, et comme le sexe est tabou, on s’attaque encore aux effets plutôt qu’à la cause.
En passant, non, je ne veux pas payer pour que les parents infertiles aient des enfants. J’ai de un, déjà assez de payer pour faire garder, soigner, éduquer ceux des parents fertiles qui s’en occupent à peine tant ils travaillent pour rembourser la banque. De deux, constaté qu’il y a de par le monde beaucoup d’enfants sans parents pour lesquels on devrait faciliter l’adoption. Trois, la démographie est selon moi le mal du prochain siècle et je rêve à des États Généraux sur les enfants qu’on fait et ce qu’on fait aux enfants. Même si on réduisait notre consommation de moitié, si la population double en vingt ans, on arrive au même point. Je n’enlèverais pas leur “précieux” à personne pour rien au monde, mais qu’on arrête de vouloir me faire croire qu’il y a quoi que ce soit de réfléchi là dedans.
Et pour moi une femme est une femme sans avoir à accoucher. Je suis féministe, pas materniste.
Mais je sais, tabou, tabou.

Je vais me concentrer ici sur la question de la maternité-paternité. C’est bien beau les discours sur la surpopulation et tout le reste, mais ce n’est pas donné l’adoption… est-ce que l’argent commun qui irait du côté de la procréation assistée ne devrait pas alors aller du côté de l’aide à l’adoption internationale?
Je trouve ça un peu ordinaire ton message culpabilisant le désir de fonder une famille… et je suis conscient que c’est beaucoup mon animalité qui m’y pousse, même si pour l’homme ça se résume plus amplement par le désir sexuel. Pour la dame, c’est plus complexe… En tout cas.
Par renartleveille le 11 juin, 2008
à 11:41
Ah, vraiment!, cette Couille n’a pas fini de nous faire grincer des dents. Et, tant mieux si ça peut faire ouvrir les yeux de la population sur les largesses que se permettent nos élus.
Je suis d’accord avec toi sur le bon travail des journalistes autour de cette comédie dramatique.
Et, pour revenir sur ton dernier paragraphe : Est-ce que la démographie n’est pas directement liée à l’essor économique? Il s’agit même de l’un des arguments officiels en faveur de l’immigration. Au Canada, à tout le moins.
Soutenir l’essor économique du pays, c’est probablement la promesse la plus payante à faire pour un aspirant au Pouvoir.
Par françoisb le 11 juin, 2008
à 11:51
Trop fort!
N’oublions pas que les politiciens sont des pires criminels que Julie Couillard ou ses ex-conjoints motards!
Et en passant, merci de m’avoir placé dans votre court carnet! Je viens d’allumer!
Par Anarcho-pragmatiste le 12 juin, 2008
à 12:57
Renart, est-ce que c’est le fait de banaliser la procréation à l’animalité qui est culpabilisant, ou est-ce simplement la frustration de ne plus être hyper valorisé dans l’abandon à l’animal, que tu trouves ordinaire?
Moi je le banalise. Tu pines, ta blonde pond. Ensuite, tout le monde paie. Je veux seulement arrêter de jouer les hypocrites. On le fait parce qu’on est poussé à le faire, ensuite on trouve mille et une raison plus “léchées” de le justifier. Et pour la femme, est-ce plus complexe ou est-ce encore un refus de concevoir qu’on est sous le contôle de la pression physique et/ou sociale plus forte que notre capacité de raisonner?
De toute façon, tu es témoin quotidiennement de la force qu’a le corps de ta douce sur son esprit et je ne t’apprendrai pas que la fierté qui t’anime face à un être dont tu ne sais rien (le bébé) provient du même endroit que le désir de baiser. Tu n’as pas à en être honteux, simplement de savoir que vous avez agi sur commande de vos hormones, qui sont tout à fait capable de simuler et de stimuler les sentiments.
Aussi romantique que la perte de la virginité…
François,
l’essor économique provoque une diminution de la natalité. La raison la plus évidente étant que pauvreté et mortalité infantile allant de pair, plus on a la chance de voir sa progéniture survivre, moins on a besoin d’en faire pour s’assurer de la perpétuation de la lignée.
Deux, plus on est riche, plus on veut se faire plaisir avec notre argent durement gagné et notre temps libre toujours en déficit. L’élevage des enfants demandant beaucoup de sacrifices, on a tendance à moins en faire pour se garder du temps pour le plaisir, et encore.
Par ebondo le 12 juin, 2008
à 1:02
@Anarcho-pragmatiste
En tout cas, dans l’affaire Couillard, Mom Boucher a allumé pas mal plus vite que Steven Harper à la vue de cette courtisane de big shots.
Pas de quoi pour le lien
Par ebondo le 12 juin, 2008
à 1:06
Je ne comprends rien à ce que tu me dis. Désolé.
Moi, ce que je disais, c’était que j’en voyais une donnée réfléchie derrière la tendance politiquement correcte de pousser la démographie vers le haut, en tout cas pour la masse et selon les discours officiels.
Et dans le même sens, l’un des arguments les plus utilisés pour garder un flot constant de nouveaux arrivants (donc, augmentation de la démographie) est l’essor économique. Pour combler des emplois en manque de ressources humaines locales, par exemple.
Par françoisb le 12 juin, 2008
à 1:48
Je comprends mieux. Je parlais plutôt de la démographie planétaire.
On parle aujourd’hui du monde comme un village global. C’est vrai en tout cas pour l’économie de marché. À compétence égale, on prend le moins cher, où qu’il soit.
Il importe peu qu’un humain naisse ici ou au Bangladesh, en autant qu’il puisse se servir de Windows, office, explorer et outlook.
D’après moi, le problème de la natalité se situant au niveau de la classe moyenne, il serait gênant pour nos politiciens de voir le Québec envahi d’enfants pauvres dans 20 ans.
À moins que (puisqu’on parle de pulsion et d’instinct), le refoulement de l’instinct de reproduction par une génération qui ne se croit pas assez à l’aise financièrement et qui, de plus, n’arrive pas à maintenir de relations intimes durables, ne fut à la veille de créer de graves problèmes sociaux. Bien sûr, il y a le sexe sans attache très accessible de nos jours, mais l’instinct #1 va bien plus loin. Je ne crois pas qu’on puisse le tromper si facilement. Alors son refoulement trop longtemps pourrait probablement péter très fort. Simplement à voir agir une personne en manque de sexe, je n’ose imaginer des millions de personnes en manque de procréer pendant 10 ans.
Mais je ne sais pas. C’est au moins ça de gagné.
Par ebondo le 12 juin, 2008
à 12:14
Excellent billet, ça porte à réfléchir… Je connais une femme qui désirais vraiment avoir cinq enfants, ue espèce de nostalgie campagnarde… Après son premier accouchement, elle a finalement opté pour le deux. Je ne serais pas surpris que le bébé devienne unique…
Pour ce qui est du trip de séduction, tu vise dans le mille! Tu dois être bon avec les femmes
Par lutopium le 16 juin, 2008
à 5:07