Publié par : ebondo | 10 juillet, 2008

Je paie donc je puis…

S’il y a une chose qui me fend le cul du monde capitaliste dans lequel nous vivons, c’est que des connards, parce qu’ils paient, se croient tout permis partout.

Par exemple, la meilleure amie de ma blonde, nouvellement installée aux îles de la Madeleine, habite à côté d’un voisin qui, pour faire peur aux corneilles, a eu la brillante idée d’en tuer une et de la suspendre par les pattes à un arbre cotoyant son terrain.

Premièrement, cela a eu l’effet contraire, les corneilles se rassemblant en grand nombre autour de leur congénère. Deuxièmement, ça vous fait une vue splendide quand vous voulez déjeûner dans la cour avec les neveux et nièces en visite.

Notre amie demande poliment au voisin s’il pourrait enlever cette horreur, qu’elle ne dégoûtait autre que les humains vivant aux alentours. Réponse : “La corneille va rester où elle est.”

Vous avez un superbe modèle de trou du cul qui mériterait quelques bonnes taloches, mais que la loi protège parce qu’il est chez-lui.

Les exemples du genre sont légion.

Je cherche depuis quelques jours les bons mots pour convaincre le nouveau colocataire du voisin d’à côté que la cour avant, gazonnée, sur laquelle nous avons un jardin, un lilas, table et chaises pour jaser dehors entre amis, n’est pas un garage pour sa grosse moto.

On a tenté de faire faire le sale boulot par ses amis, nos voisins depuis des années, qui nous ont répondu qu’il n’avait rien à cirer de personne et qu’ils n’avaient même pas envie, eux, ses amis, de lui faire comprendre son flagrant manque de civisme. Et on ne parle pas d’un motard barbu bardé de tatouages, mais bien d’un fils à papa pétant de la broue avec sa Triumph jaune serin avant d’aller se taper un douze heures de jeu vidéo sur sa Xbox 360.

La ville interdit de stationner un véhicule motorisé dans une cour… sans l’approbation du propriétaire ou de l’occupant. Mais, oh misère, le terrain n’est pas séparé en deux, et nous sommes tous deux occupants de la place. Reste à convaincre le proprio, mais bon, pour le voisinage, au début juillet, ça craint.

C’est dans ces moments où on se fait mille et un scénarios, du décolleté de ma blonde aux 4-5 doormans à sa porte, en passant par le facile renversement de la moto par terre pour faire chier et quelques claques sur la gueule, tout y est passé.

Faut dire que j’ai été chanceux jusqu’ici, je travaille pas mal et je n’ai pas croisé l’homme avec la moto depuis que j’ai compris que sa moto resterait là pour le restant de l’été. Mais ça ne saurait tarder. Et, ma plus grande crainte est qu’il me sorte l’argument : “Je paie, donc je puis”, et comme prouver le contraire me coûterait temps, stress, et argent, je dois trouver la réthorique à un million avant de le croiser.

Eh merde…


Réponses

  1. Eh! que j’suis content d’avoir déménagé… ;)

  2. J’avoue… Chiant pas à peu près!
    Mais, si c’est couvert par un règlement – qui penche de ton bord, en plus – pourquoi ne pas simplement t’en servir et porter plainte à la ville?
    Si ça se passe comme tu l’as décrit, il ne pourra mettre sa cochonnerie sur le terrain tant qu’il n’aura pas l’autorisation formelle. Tu devrais être bon pour l’été..?

  3. @Renart
    j’échangerais pas mes problèmes de motocyclistes pour les tiens :p

    @François
    Le règlement ne penche pas plus sur mon bord. Nous sommes tous deux occupants du terrain. Et je n’ai aucune idée de ce que dirait le proprio. Alors je peux me retrouver avec rien entre les mains de ce côté.

    Si le proprio s’y opposait, par contre, là on serait correct; je pourrais faire remorquer la moto par le SPVM ave un appel. Mais rien de garanti alors la diplomatie reste encore le meilleur plan.

  4. Y’a des moments où je trouve ça chiant que ça soit illégal de taper sur les gens… et ceux qui tu décris en font partie :-P

  5. Où ça, des problèmes????

  6. … Mes sympathies… pour toi, et surtout, pour la corneille et ses amies… !

    L’abattage de motards, n’est pas permis… par contre, malheureusement, avec un permis de chasse, il est légal de tuer la première corneille venue… non mais, il n’y a pas de justice, c’est clair!!

    Moi, c’est le bruit des motos qui me rend folle, je ne comprend simplement pas qu’on tolère que ces machines nous brisent collectivement les oreilles!! D’ailleurs, n’en pouvant plus, je me disais qu’il serait temps d’organiser une journée anti-moto, à go… on lance des oeufs sur toutes celles qui nous incommodent pour une raison ou pour une autre!!

    Mais bon, des oeufs, en ces temps de crise alimentaire… c’est un peu ordinaire !

  7. j’ai lu puis relu. Je constate que tu ne lui as rien dit tout simplement (enfin pour commencer)
    ça peut être plus simple avec un discours franc mais courtois ?

    nous, avec les voisins, on a été parfois surpris alors qu’on redoutait comme toi…

  8. Fouille-moi pourquoi, mais j’ai eu une pensée tout à l’heure pour les corneilles! En fait, c’est que je suis tombée là-dessus du côté de ted.com, alors je partage:

    The amazing intelligence of crows
    http://www.ted.com/index.php/talks/joshua_klein_on_the_intelligence_of_crows.html

    Sinon, vive le maté! ; )

  9. @llilia.
    C’est fou, mais je ne l’ai toujours pas croisé. Il semble travailler autant que moi par les temps qui courent. Et ce n’est pas à trois heures du matin qu’il serait réceptif à une petite visite de ma part.

    Je reste zen et fais abstraction de la moto en attendant.

    @SO
    Merci pour le lien, j’y vais tout de suite.


Répondre

Votre réponse :

Catégories