Bon, je n’ai nullement l’intention de dire que l’automne est déjà arrivé, mais bon, me semble que j’aurais eu besoin d’une veste ce soir. Je m’étais promis aussi de n’écrire que si c’était pour inspirer. Et l’été, c’est l’été. Durant la belle saison, je resserre ma perception du monde au strict minimum, ce qui signifie le boulot, les amis proches, et les rencontres de fortune. Point.
Mais voilà, l’automne approche et je recommence à avoir envie d’écrire -à moins que ce ne soit l’effet d’une muse dans les parages-. Jack est mort, Gil Courtemanche aussi. J’y reviendrai. Mais voilà que le Parti Québécois éclate en mille morceaux et suscite un bouillonnement au sein du mouvement souverainiste, que, ma foi, je ne lui ai jamais connu. Je vois aussi poindre plusieurs initiatives visant à progresser vers une démocratie de plus en plus proche des préoccupations des gens.
Bref, si nous avions été en Italie vers la fin du 13è siècle, je vous parlerais de la Renaissance. Nous voyons des peuples s’insurger contre leurs dirigeants depuis le début de l’année, nous voyons la Finance jouer à la roulette russe dans une montagne -également- russe, nous voyons Londres brûler de la colère de ses jeunes pauvres. Nous voyons la terre trembler, ses vents souffler, ses vagues menacer. En fait, c’est plutôt ce qu’on nous montre; nous choisissons bien ce que nous voulons voir, devant cette infinité de sources d’informations. Moi, toutefois, je vois poindre un important changement de paradigme social et de conscience. Et positif. Pas nécessairement facile à vivre, mais bien positif.
Il y a quelques mois, j’écrivais un “appel aux leaders” qui fut relayé au-delà de mes plus folles espérances un peu partout sur le web. Et ce grondement sourd que j’observe aujourd’hui dans la société, eh bien il me réjouit, parce que des leaders se lèvent, parce qu’ils décident de faire face à la ridiculisation médiatique et d’assumer ce qu’ils croient être vertueux et en faveur du bien commun. Et ils rejoignent de plus en plus de gens. C’est rassurant.
Il y a aussi quelque chose de merveilleux qui s’est produit avec la mort de mon ami Jack, c’est que, à mes yeux, les gens ont réalisé qu’ils commençaient à en avoir marre des bad boys/girls corrompus à la tête des organisations, surtout politiques. Qu’il était peut-être temps de confier des trucs aux gentils, à ceux qui s’intéressaient au sort de gens qui souffrent, des gens qui se cassent le cul pour survivre, des gens qui veulent s’assurer qu’ils ne bouffent ou respirent constamment du poison. Bref, de confier nos vies à autre chose que de gros égos qui se foutent du plus petit d’entre nous et ne recherchent que le prestige, les contacts au sommet et un certain pouvoir sur des millions de vies.
Pour nous, Jack, c’était le bon. L’empathique. Le courageux. Bien sûr, c’était un politicien, il devait bien avoir ses travers. Peut-être pas tant que ça non plus. L’important, ce n’est pas ses vertus et ses vices, mais ce qu’on en a vu. Et nous avons réalisé que nous avions toujours sû ce que nous ne voulions pas, pour soudainement prendre conscience, avec un gars comme Jack Layton, de ce que nous voulions.
Et c’est tout ce que ça prend pour commencer à avancer vers un monde meilleur : commencer à savoir ce qu’on veut. Ça mettra peut-être fin au fait de voter pour le moins pire. Et si, sans s’arrêter au flafla et aux apparences, on votait pour les idées les plus audacieuses et humanistes? Même si on se cassait la gueule, au moins on aurait essayé autre chose que des amis-de-bandits, non?
Je vous laisse sur cette question…
P.S. -petite vite sur l’actualité politique-
Je pourrais parler de François Legault et de sa CAQ (ça sonne comme de la merde en plus). Eh bien, tout ce que j’ai à dire, c’est que si vous accordez votre confiance en François Legault, eh bien vous êtes, avez été, ou serez assurément cocu-e dans votre vie. Probablement plusieurs fois… Juste comme ça, le second de la CAQ est Charles Sirois, financier (ou ex)du Parti Libéral du Québec et grand ami de Jean Charest. Quand tu peux associer François Legault au PLQ et ses financiers, c’est l’attrape-nigaud ultime… Bordel, on vient à peine de sortir de la saga Bastarache et les Québécois vendraient leur âme à un mec qui fricote avec des gens comme Sirois? Sérieux…C’est tout ce que j’ai à dire. Mais ne comptez sur aucun journaliste mainstream (excepté Josée Legault) pour insister là-dessus.
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