Samedi le 24, devant le bureau du Premier Ministre. Encore? À part “Pinte de blonde”, je pense que “manifestation devant le bureau du Premier Ministre” sont les mots que j’ai entendu le plus souvent au cours des 8 dernières années.
Coudonc, qui sont les génies qui reviennent sans cesse à la charge avec des manifs organisées en vitesse, le week-end, de surcroit, pour exiger des trucs d’un Premier Ministre qui n’est même pas là pour les regarder de sa fenêtre? Qui sont ces Bart Simpson qui continuent à croire qu’un petit rassemblement innocent répété à l’infini peut forcer la main d’un gouvernement qui a carte blanche entre deux élections et qui travaille pour l’intérêt des corporations et du crime organisé?
Pas moi. Alors pour répondre une millième fois à ces stratèges minables (ou de mauvaise foi) de l’insurrection populaire qui me demandent “qu’est-ce que tu proposes à la place?”, je vais donc faire une liste de ce qui, selon moi, devrait être fait pour obtenir ce que l’on veut d’un gouvernement, ou pour l’obliger à déclencher des élections.
1. Que tous les représentants des organismes communautaires, des partis d’opposition, des mouvements citoyens et des syndicats mettent de côté leurs petites demandes sectorielles pour s’attaquer de front au problème-source: le gouvernement et le système qui favorise la corruption.
2. Que ces organisations s’entendent sur un calendrier de grève sociale d’au moins trois jours, en laissant un délai raisonnable (quelques mois) pour organiser le tout.
3. Qu’une vaste campagne visant à sensibiliser et mobiliser les faiseurs d’opinion publique (chroniqueurs, vedettes, personnalités) autour de l’organisation de la grève sociale. Car ce sont ces derniers qui auront la plus grande influence sur la masse.
4. Un plan de communication pour “crinquer” le bon peuple et lui faire comprendre qu’il n’y a pas d’autre choix pour mettre fin au règne des “voleurs” que cette grève sociale (pubs, vidéos virales, etc). Que le sacrifice nécessaire est petit en comparaison avec ce que cette corruption nous coûte, collectivement et individuellement.
5. Ensuite, devant le refus du gouvernement d’obéir à l’ultimatum, les Québécois paralysent le gouvernement.
Compliqué? Pas trop, à mon avis.
Il est possible, je dis bien possible, que comme partout ailleurs, le gouvernement donne l’ordre aux policiers de tabasser. Mais ces derniers sont aussi des citoyens, et ils devront réfléchir à savoir si leur devoir est de protéger les citoyens ou le crime organisé…
Pas besoin de casse. Juste la paralysie.
Alors voilà. Une révolution tranquille en 5 étapes simples.
P.S. : À mon avis, la véritable faiblesse de Pauline Marois, celle qui fait que les Québécois lui préfèrent déjà François “turncoat” Legault (et ses amis riches et proches des Libéraux de Charest), c’est qu’elle n’a jamais eu le courage de prendre le leadership de ce soulèvement populaire, comme le font les chefs de l’opposition partout dans le monde. Elle persiste à jouer la game parlementaire qui, et elle le sait bien, ne donne aucun pouvoir à l’opposition si ce n’est que de les laisser chiâler à volonté.Cause toujours ma Pauline, ta couronne s’éloigne…

J’aimerais vraiment croire que ça peut être aussi simple que ça. Et j’espère, quand même.
” Alors pour répondre une millième fois à ces stratèges minables (ou de mauvaise foi) de l’insurrection populaire qui me demandent « qu’est-ce que tu proposes à la place? » ”
C’est bien dommage que tu en sois rendu à ce manque de respect… C’est bien inutile.
Par Renart Léveillé le 25 septembre 2011
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Je considère que cet article est comme un appel à la réflexion. Merci bien.
Par Mouton Marron le 26 septembre 2011
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