Publié par : Eric Bondo | 31 décembre 2015

Bonne année à toi.

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Il est tard. Ce fut une de ces soirées entre Noël et le jour de l’an où c’est la fête de quelqu’un, que les bars sont pleins, et que ceux qui y travaillent appréhendent le lendemain, la veille de la nouvelle année où tout doit être plus que parfait pour permettre un parfait passage à un nouveau cycle. Soirée bien arrosée qui s’éternise, et bien qu’il ne me reste que trop peu d’heures à roupiller, ça fait plusieurs jours que je me dis que je devrais bien m’ouvrir la trappe et dire quelque chose après plusieurs mois de silence ici.

Je te l’ai déjà expliqué : écrire c’est pour moi comme respirer. Ce que je n’ai pas dit par contre, c’est que j’arrive à retenir mon souffle longtemps. Un peu comme si j’exprimais des tonnes de pensées à la fois, puis que je retournais voir de par le monde pour y trouver de nouvelles choses à dire. Ou pour apprécier le fait de n’avoir rien à dire. Ou plutôt rien que j’aie envie de partager.

Mais là, c’est le nouvel an qui s’en vient, et ce serait un minimum que d’apporter mon grain de sel à toutes les choses que tu peux lire ou entendre comme à chaque année, un peu partout :

Résolutions, idées de party, musique à écouter, choix de la place où tu vas effectuer le passage à 2016, et j’en passe.

Tu m’as manqué, lectrice, lecteur bien-aimé. J’aurais bien voulu te raconter des tas de trucs, mais en même temps, je n’en avais pas tant envie. Y a eu des élections, des attentats, des sorties de films, plein de trucs qui ont dû attirer ton attention ailleurs, et moi, j’étais dans mon nouveau boulot, dans mes nouveaux projets, dans de nouvelles relations humaines, entre autres dans ma nouvelle colocation. Ça demande beaucoup d’énergie, d’adaptation, d’écoute, d’observation, ce genre de trucs. Alors avant de m’ouvrir la trappe, j’ai préféré laisser pisser. Voir où je me trouvais dans le nouveau portrait de ma vie.

Si tu me demandes si ça va, je te répondrai : « ça va. ». J’te crierai pas : « C’est la plus belle période de ma vie! » ni « J’me suis jamais fait chier de même ». Au contraire, c’est une période que j’apprécie de par mon recul sur ce qui m’arrive. C’est un moment où je réfléchis intensément à ce que j’aime, ce que j’aime moins, et pourquoi.

C’est peut-être pour ça que je trouvais le moment parfait pour te réécrire après tant de mois. Pour te souhaiter autre chose pour la nouvelle année que les foutues et redondantes résolutions à la con qu’on ne tient jamais vraiment.

Pour te dire ces trucs que je te souhaite. Et sûrement à moi-même simultanément.

Pour 2016 je te souhaite de pouvoir prendre le temps de réfléchir intensément à ce que tu aimes, à ce que tu aimes moins, à trancher entre ce que tu penses vouloir et ce que tu veux vraiment. À t’approcher le plus possible de cet équilibre qui te rapproche en soi du bonheur. À t’éloigner de ces plaisirs qui ne nourrissent aussi bien et aussi longtemps qu’un trio Big Mac: vite apprécié, vite chié. Et à prendre conscience du collectif, et de ton apport à celui-ci; il te le rendra bien, pas comme tu t’y attends, mais assez quand tu prends bien le temps d’être attentif-tive.

Je te souhaite de répandre l’amour mais surtout d’accepter celui qui t’es offert, s’il t’es offert gratuitement et sans exigences.

Je te souhaite d’alléger tes peines et tes peurs. D’écouter cette voix qui te dit, lorsqu’elle te le dit, de foncer.

Je te souhaite que ce cheminement que tu feras en 2016 d’être en continuité de la dernière année, et le préambule de l’année qui suivra. Parce que de toute façon, c’est ce qui va se passer. Nul ne stagne jamais. C’était juste beau à dire.

Si t’es pas à côté de moi à minuit, voilà ce que je te souhaite. Et si tu l’es, je te souhaiterai bonne année, deux simples mots, mais qui contiennent tout ce que je viens d’exprimer ici. Sur ce, j’me couche.

One love.

 

 

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